Samedi 17 Mars 2007
Samedi, le soir
Par Erinyes, Samedi 17 Mars 2007 à 23:36 GMT+2 dans * Nous sommes tous névrosés
Samedi 17 Mars 2007
Par Erinyes, Samedi 17 Mars 2007 à 23:36 GMT+2 dans * Nous sommes tous névrosés
Vendredi 16 Mars 2007
Par Erinyes, Vendredi 16 Mars 2007 à 21:52 GMT+2 dans * Nous sommes tous névrosés
Y a pas grand chose à en dire.
Juste que quelques amis très loin, une plus proche, ça ne comble pas le sentiment de solitude si pesant, si présent au quotidien. Le soleil se couche et l'angoisse se lève avec la lune. Ce sentiment affreux d'etre une incapable sociale, même quand ça devient vital. Que personne ne veut de votre compagnie, ne pense même à vous.
Tu es sortie, tu dis que tu m'aimes et je te crois, mais ce n'est pas ça qui va compenser. Comment voudrais-tu compenser à toi seule le vide intersidéral de mon éxistance sociale? Cette impression d'être transparente, que même toi je te gonfle? Que tu ne tiens pas à ête avec moi, ou en tout cas à m'emener avec toi. Ce sentiment que mes seules sorties sont aller faire des courses avec toi? Je t'aime, mais c'est pas une vie sociale ça.
Ce n'est pas une vie tout court.
Y a des jours comme ça... ou une épaule pour pleurer ça ferait du bien.
Samedi 10 Mars 2007
Par Erinyes, Samedi 10 Mars 2007 à 22:31 GMT+2 dans * Nous sommes tous névrosés
C'est le bad.
Une super soirée un peu trop alcoolisée, quelques blancs, quelques doutes sur le déroulement de la soirée, mais un sentiment d'euphorie et de bien être.
Une nuit de 4h, un retour difficile, un sommeil impossible, l'impression que tout tourne, envie de vomir, cerveau qui frappe contre la boite craniene, nuit de 3h.
Remontée de souvenirs, impression de solitude, solitude réelle, tristesse.
Tout a un prix.
Mercredi 14 Fevrier 2007
Par Erinyes, Mercredi 14 Fevrier 2007 à 16:26 GMT+2 dans * Nous sommes tous névrosés
J'te donne la plume pour qu'tu dessines
la plus belle ville que t'aies connue
le plus bel hymne que t'aies voulu
j'te donne la plume
moi j'en veux plus
J'te donne la plume pour savoir vivre
parler, écrire et danser
pour rester ivre, bien éveillé
j'te donne la plume et mes conneries,
garde-les
Voilà une heure
que je t'attends
voilà mon cœur prudence en sortant
compter les heures
depuis longtemps
est revenu mon cœur
déposé en sortant.
J'te donne la plume pour que t'inscrives
perpétuellement la vie à construire
ce mouvement si dur
j'te donne la plume
moi j'en veux plus
Voilà une heure
que je t'attends
voilà mon cœur prudence en sortant
compter les heures
depuis longtemps
est revenu mon cœur
déposé en sortant.
Par Erinyes, Mercredi 14 Fevrier 2007 à 16:17 GMT+2 dans * Nous sommes tous névrosés
Où finalement, on est près à tout pardonner.
Je crois qu'en fait, je n'ai pas su comment réagir. J'ai fini par me dire que la seule réaction viable pour moi était le pardon. Peut-être parce que par amitié, je peux tout pardonner ou presque, peut-être pour ne pas me sentir rongée par l'aigreur et l'amertume.
Toujours est-il, qu'il y a des jours comme ça, ou on surprend les gens, en plus de se surprendre soit-même.
Lundi 12 Fevrier 2007
Par Erinyes, Lundi 12 Fevrier 2007 à 18:28 GMT+2 dans * Nous sommes tous névrosés
Ou on finit par se dire qu'on aurait mieux fait de rester couché.
Ou plus exactement dans le cas présent, le seul qui m'interesse il faut bien le dire, de ne pas ouvrir une archive de conv parce qu'on se demandait bêtement ce que ça pouvait bien contenir.
Se pose alors la question de l'interet de savoir certaine chose. Vaut-il mieux rester dans l'ignorance ou apprendre des choses qui peuvent nous faire souffrir? Vaut-il mieux savoir que l'on nous ment ou être dupé? En gros vaut-il mieux savoir et se sentir trahi ou être la dindon de la farce?
Bon, maintenant qu'on a l'ordre du jour, essayons donc d'y répondre.
Si je me base sur l'expèrience fort désagréable du jour... je vais avoir du mal à y répondre. Je suis partagée entre la satisfaction de savoir, de pouvoir hurler mon ressenti, de ne pas être dupée plus longtemps et l'aigreur de penser désormais que je ne peux plus lui faire confiance, que la premiere fois je n'aurais peut-être pas du pardonner.
Finalement, même en sachant, je suis le dindon de la farce.
Y a des jours comme ça, où y a des pendaisons qui se perdent.
Jeudi 8 Fevrier 2007
Par Erinyes, Jeudi 8 Fevrier 2007 à 01:17 GMT+2 dans * Nous sommes tous névrosés
Socialement, je loose
Je fais rien de glorieux comme étude
Je fais rien de glorieux à coté
Je bosse pas
J'ai pas de thune
Je sors pas
Bref, je loose
Et vous savez quoi? Je vis très bien comme ça.
Vous me trouvez minable?
JE VOUS EMMERDE.
Lundi 5 Fevrier 2007
Par Erinyes, Lundi 5 Fevrier 2007 à 02:58 GMT+2 dans * Nous sommes tous névrosés
Non, cet article n'a aucun rapport avec une quelconque relation amoureuse. Et je vais même me permettre de m'auto-citer. Parce que les mots justes ne viennent qu'une fois, et que je ne peux trouver plus forts et plus vrais que ceux sortis sous la douleur à la fois lancinante et fulgurante déclanchée par la peur de l'absence et l'attente du soulagement.
Mardi 7 mars 2006:
"Je te hais parce que je t'aime, parce que depuis que j'ai compris ça j'ai compris beaucoup de chose. Mais j'ai maintenant conscience d'à quel point tu me bouffes. Je te hais parce que je t'aime, parce que tu es mon sang. J'ai mal, souvent, j'ai mal, dès que je pense à toi. Impression de mourir quand je vois un alcoolique à la télé. Dieu que j'ai eu du mal à le prononcer ce mot, mais la libération attendue n'est pas venue. Oui tu vas payer, financierement je parle, enfin tu vas payer pour ta fille. Et j'espere que ça t'emmerde. Non ce n'est pas vrai. Ca me fait mal de te prendre ton argent, de me dire que tu vas vivre moins bien à cause de moi. Pourtant tu me le dois tout ça! Je sais que tu vas mal, et moi j'ai mal pour toi. Pourquoi tu ne m'aimes pas papa... pourquoi...
Envie de hurler, de me planter un couteau dans le ventre. Je me demande souvent si tu viendrais me voir à l'hopital, comme il y a 7 ans. Dis tu viendrais me mettre en terre?"
Presqu'un an a passé. Et comme prévu, tu n'as pas appelé pour mes 18 ans. Ni pour mon Bac. Tu n'as pas appelé tout court, pour quoi que ce soit. D'ailleur en ai-je vraiment envie? Envie que tu m'appelles, bien sûr. Que tu penses à moi et me le fasses savoir, j'en creverai(s) d'envie. Des ta voix, de tes bras, de ta présence. Mais ai-je envie de te voir, loque humaine? De me demander chaque jour si c'est aujourd'hui que tu finiras par me téléphoner?
Tout est clair désormais, je n'attends plus rien. Ca ne m'empeche pas de crever pour toi.
Jeudi 25 Janvier 2007
Par Erinyes, Jeudi 25 Janvier 2007 à 14:23 GMT+2 dans * Nous sommes tous névrosés
Claire, étudiante en L1 histoire et en attente d'une réorientation à la rentrée prochaine avait cru que son orgueil serait plus fort que sa fénéantise. Il n'en est rien. La flemme est plus forte que tout. Plus forte que l'envie de réussir, que la peur de devoir dire qu'elle a échoué, du besoin de voir des gens, d'avoir une vie saine.
Se coucher tard, se lever tard, rester au lit le matin, faire autre chose de ses après-midi, faire les courses, le rangement ou tout simplement rien. Raisons ou excuses. Après tout, elle n'a pas envie de bouger, de socialiser plus, de se lever le matin, elle n'a juste pas envie.
Et lorsqu'on a ni l'envie, ni l'obligation...
Mardi 16 Janvier 2007
Par Erinyes, Mardi 16 Janvier 2007 à 00:45 GMT+2 dans * Nous sommes tous névrosés
J'ai l'impression de pas avoir eu d'enfance, et je ressens ce manque.
Moi je me souviens de tout.
Des problemes de frics, des insultes de ma mère, des pleurs en appelant mon père, de l'enfer de l'eménagement dans la maison, de ma mère qui ne sortait plus du lit, de quand j'ai dû apprendre à me faire à manger, de mon père bourré, des coups sur les mains, de la menace de la pension, de ce journal où j'écrivais ma douleur, des heures, des jours toute seule, des colos où j'étais le souffre douleur, ...
Passer l'enfance au plus vite a été une necessité, éviter l'adolescence une question de survie.
Ca a fait de moi ce que je suis.
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